Les groupes de soutien à la petite enfance utilisent les « assemblées de cuisine » dans une conférence « d’idées »

Photo: "Yesterday's Auction Find", Yellow House

Environ 120 éducatrices à la petite enfance, chercheuses, syndicalistes et formatrices au niveau collégial ont participé à une stimulante conférence qui se déroulait à l’université Ryerson, le 1er mars. Intitulée The « A » Word : Challenging advocacy in the fight for a Canadian child care system, elle se penchait sur quelques idées influentes en matière de défense des services de garde et de l’éducation préscolaires.

Au cours de diverses tables rondes, présentations et discussions, les participantes ont étudié l’état des lieux et formulé des idées d’avenir audacieuses. Une première table ronde, composée des professeures Susan Prentice, Rachel Langford, Monica Lysack, Martha Friendly Rianne Mahon (cette dernière agissant à titre de modératrice), a invité l’assistance à se questionner sur divers enjeux : capital social ou justice sociale?; « soins » et « éducation »; la pertinence du modèle de marché pour les services de garde; la garde des enfants est-elle encore une question féminine?

Une deuxième table ronde réunissant Jamie Kass, Jane Beach, Brooke Richardson et Shani Halfon, avec la professeure Patrizia Albanese comme modératrice, a débattu des derniers développements en matière d’éducation et de services de garde préscolaires: la campagne Repensons les services de garde du mouvement syndical; les résultats de l’enquête Oui, ça nous touche encore! sur les salaires et les conditions de travail; un projet de recherche universitaire sur le mouvement pro-services de garde; enfin, la nécessité de « passer le flambeau » à une nouvelle génération de militantes.

Pendant la deuxième moitié de la conférence, on a adopté un modèle « assemblée de cuisine » pour laisser les participantes partager leurs expériences en matière d’éducation et de services de garde préscolaires, en centrant les propos sur plusieurs questions politiques. Après d’intenses discussions en petits groupes, les participantes ont avancé plusieurs idées d’actions concrètes qu’a reprises Susan Prentice dans la séance de clôture.

La conférence avait pour but de démontrer que le mouvement pro-services de garde est bien vivant et qu’il existe un grand intérêt pour l’étude, le débat et la révision des idées et stratégies de défense de ces services. Cette conférence était présentée conjointement par la School of Early Childhood Studies de l’université Ryerson, la Childcare Resource and Research Unit et New Advocates for Progressive Childcare Policy.