Le plan novateur de la C.-B. réclame des services de garde à dix dollars par jour

Photo: Ten Bucks, DennisSylvesterHurd

Les familles de la C.-B. font face à une crise pour avoir accès à des services de garde de qualité et abordables. Les frais de garde sont tellement élevés qu’ils représentent la deuxième dépense familiale la plus élevée après le logement. Les listes d’attente s’allongent toujours et seulement 20 pour cent environ des enfants de la C.-B. ont accès à une place en services de garde réglementés. Et les faibles salaires des éducatrices et éducateurs à la petite enfance en obligent beaucoup à quitter le domaine pour mieux gagner leur vie ailleurs.

La Colombie-Britannique n’a toujours pas de plan provincial pour assurer des services de garde de qualité aux bébés et aux bambins dont bon nombre sont confiés à des services de garde non régis. Aussi, à ce jour, le gouvernement provincial n’a toujours pas donné suite aux recommandations des Nations-Unies demandant aux gouvernements d’investir davantage dans les programmes d’apprentissage et de garde des jeunes enfants.

La solution

En 2011, la Coalition of Child Care Advocates et l’association des éducatrices et éducateurs à la petite enfance de la C.-B. ont rendu public le Plan communautaire pour un système public de services éducatifs et de garde à l’enfance intégrés, qui est connu à titre officieux sous le nom du plan pour des services de garde à dix dollars par jour. Le plan constitue une solution concrète, novatrice, « fabriquée en C.-B. » pour régler la crise en matière de services de garde à laquelle font face les parents de jeunes enfants.

Si le gouvernement met en place le plan en question, les frais de garde pour un service de garde à temps plein seront de dix dollars par jour et de sept dollars par jour pour un service à temps partiel, et les familles dont le revenu annuel est inférieur à 40 000 $ y auront accès gratuitement. Chaque jeune enfant aura le droit de fréquenter un service éducatif et de garde à l’enfance de qualité correspondant à ses besoins. Il reviendra aux familles de choisir le type de services qui leur convient.

Grâce à des fonds additionnels versés par le gouvernement provincial, les conseils scolaires élus localement fourniront les services éducatifs et de garde à l’enfance dans leurs collectivités et ils disposeront de budgets de fonctionnement suffisants pour offrir des services de qualité. Les éducatrices et les éducateurs à la petite enfance auront droit au respect et à la rémunération qui leur reviennent.

Le plan s’inscrit dans le modèle d’établissement des coûts et des frais de garde conçu par  HELP (Human Early Learning Partnership), un collectif de recherche interdisciplinaire travaillant depuis l’Université de la C.-B. Pour en savoir davantage sur ce modèle d’établissement des coûts, rendez-vous à  A New Deal for Families.

Premières étapes — modifier les politiques

Reconnaissant qu’il faudra de cinq à dix ans pour le déploiement complet du plan, un ensemble de mesures à mettre en oeuvre immédiatement ont été recommandées au gouvernement provincial:

  • Solliciter auprès des élus et élues leur promesse d’adhérer au plan et de le mettre en oeuvre;
  • Promulguer une nouvelle loi en matière d’éducation et de garde des jeunes enfants qui respectent les traités internationaux soutenant le droit des enfants et des familles à des services éducatifs et de garde à l’enfance de qualité. Cette loi constituerait le cadre législatif et réglementaire stable nécessaire pour mettre en oeuvre le plan tout en obligeant le gouvernement à rendre des comptes;
  • Imposer un moratoire sur le financement public accordé au développement des garderies commerciales;
  • Réduire les frais de garde à dix dollars par jour pour les bébés et les bambins fréquentant un service de garde détenteur d’un permis (en installation et en milieu familial) qui adhère aux exigences de reddition de comptes. Cette étape reconnaît que la crise actuelle est plus aigüe pour les bébés et les bambins qui, à cet âge des plus vulnérables, sont surreprésentés dans les services de garde non régis;
  • Travailler avec cinq ou six collectivités diversifiées de la C.-B. pour créer des réseaux pilotes de centres de la petite enfance;
  • Travailler avec les conseils scolaires à l’élaboration de plans, d’objectifs et d’échéanciers pour fournir des services éducatifs et de garde à l’enfance aux familles désireuses d’y avoir accès.


Pour plus de renseignements, rendez-vous à http://www.cccabc.bc.ca/plan/, à Twitter @10aDayPlan; ou sur la page Facebook.

Lisez aussi le feuillet  By The Numbers pour des statistiques récentes sur les enfants, les familles et les services de garde en C.-B.