Des membres du STTP parlent de garde d’enfants

Photo: Lay Down & Look Up, Jason L. Parks

Dans le numéro du 8 mars de la Rose, le STTP a publié un article sur la campagne « Repensons les services de garde ». Le Syndicat encourage ses membres à discuter entre amis et avec leurs consœurs et confrères de travail de leurs expériences en matière de garde d’enfants.

Trouver un service de garde est particulièrement difficile pour les membres du STTP. Ceux qui travaillent dans un établissement postal sont, dans bien des cas, affectés à des quarts de travail durant lesquels très peu d’options de garde sont disponibles. Un grand nombre d’autres membres du Syndicat travaillent en région rurale où les services de garde de qualité sont une denrée rare. Et puis il y a ceux qui arrivent difficilement à trouver des services adéquats à l’intention de leur enfant ayant des besoins spéciaux. Et par-dessus le marché, de nombreux facteurs et factrices subissent les contrecoups du programme de modernisation de Postes Canada qui les oblige à travailler tard en soirée, une situation qui limite encore davantage leurs options en matière de garde d’enfants.

Histoires de garde d’enfants de membres du STTP

Glenroy, conducteur de semi-remorque à l’établissement Gateway de Toronto, est père de deux enfants âgés de cinq ans et de 19 mois. « Mon plus jeune allait auparavant dans un service de garde régulier, mais ça me coûtait une fortune. » À 35 $ par jour, pour un seul salaire (la conjointe de Glenroy étudie à l’université), le budget était très serré. Le couple confie à présent le plus jeune à une femme en congé de maternité, qui le garde chez elle. Cet arrangement coûte moins cher, mais il est temporaire.

Nicole, qui est membre FFRS à Innisfil, en Ontario, a de la difficulté à trouver des services de garde pour sa fillette de trois ans, Sierra, qui a des besoins spéciaux. « J’ai eu de la difficulté à trouver des services de garde parce que bien des gens avaient peur de s’en occuper. » Sierra est atteinte d’une forme grave d’hydrocéphalie congénitale. De plus, elle est aveugle et ne marche pas. Nicole a bien essayé d’obtenir une place à la garderie du YMCA, mais il n’y avait aucun fonds de disponible pour payer les services d’une assistante qui se serait occupée de Sierra. Pour les parents, il est déjà assez difficile de s’occuper d’un enfant ayant des besoins spéciaux sans qu’en plus ils aient à s’inquiéter de trouver des services de garde. Sans services de garde, personne ne peut travailler.