Des membres du SCFP organisent des assemblées de cuisine pour parler de services de garde publics.

Photo: "Yesterday's Auction Find", Yellow House

des membres du SCFP de tout le Manitoba se sont réunis pour discuter de l’importance des services de garde publics et de la nécessité de se doter, au Canada, d’une stratégie nationale en matière de garde d’enfants

Cette réunion a eu lieu durant la formation d’hiver du SCFP à Gimli au Manitoba (25-27 janvier). Environ 80 membres du SCFP étaient sur place pour discuter du rôle de délégué syndical, de la formation des agents financiers, de santé et de sécurité au travail et de la prise de parole en public.

Les conversations autour de la « table de cuisine » ont été une occasion pour les membres de parler dans un contexte informel de leurs expériences personnelles reliées aux services de garde publics et privés. Nous avons abordé beaucoup de questions, notamment le besoin de sensibiliser davantage les gens à la situation actuelle en matière de services de garde et aux conséquences pour les familles et les collectivités.

Ces conversations sont la première étape d’une campagne pluriannuelle pour des services de garde. Forts du soutien actif des membres du SCFP, nous visons à faire des services de garde publics et sans but lucratif une priorité de l’élection fédérale de 2015.

Durant ces assemblées de cuisine, les membres ont parlé des difficultés qu’ils avaient à avoir accès à des services de garde abordables. Ils sont nombreux à payer 1 000 dollars par mois de frais de garde et certains sont sur des listes d’attente de cinq ans pour obtenir une place dans un service de garde public. Des membres ont dit que les garderies privées profitaient de la situation : elles occupaient le terrain pour « combler le vide » causé par le manque de financement public et pendant ce temps, les familles paient plus cher pour en avoir moins.

Voici un échantillon d’autres témoignages recueillis durant ces conversations:

  • Un membre a dit qu’ils avaient dû quitter la maison où ils vivaient pour habiter un appartement afin de payer les frais de garde de leur enfant.
  • Un autre nous a raconté une histoire semblable, disant que sa famille n’avait pas les moyens d’investir dans l’achat d’une maison parce que le coût des services de garde était trop élevé.
  • Un autre membre a dit à quel point les travailleuses en garderie étaient sous-payées et n’avaient souvent même pas les moyens de se payer leur propre service de garde.
  • Un autre membre a raconté que ses « chums » et lui avaient discuté de leurs besoins de services de garde durant un match des Jets de Winnipeg et parlé de la difficulté qu’ils avaient à trouver une place en garderie au Manitoba pour leurs enfants.

La discussion a également porté sur des thématiques plus vastes, comme les politiques de conciliation travail et vie personnelle, les droits sociaux et économiques, l’égalité des femmes et les droits de la personne.

Maureen Morrison, représentante de la direction de l’égalité du SCFP et animatrice de l’assemblée de cuisine, a mentionné à quel point animer une conversation sur les services de garde pouvait être stimulant et facile à faire: vous n’avez qu’à fixer une heure et un endroit, et la conversation s’amorce tout naturellement, à mesure que les membres racontent leurs histoires.
Le SCFP avec d’autres syndicats, le CTC et des partenaires de la coalition nous aident à organiser ces assemblées de cuisine et ces conversations avec des membres de tous les coins du pays dans l’optique de bâtir un plan d’action pour repenser les services de garde au Canada.

Communiquez avec Shellie Bird pour plus d’informations sur la façon d’organiser une assemblée de cuisine et d’animer une conversation avec des membres du SCFP dans votre section locale.